Population immigrée, entrées sur le territoire, titres de séjour… S’y retrouver dans les chiffres de l’immigration

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Odile Rouhban et Pierre Tanneau, Insee
Population immigrée, entrées sur le territoire, titres de séjour… S’y retrouver dans les chiffres de l’immigration
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331 000 immigrés sont entrés en France en 2022 selon le recensement de la population, tandis que 319 000 premiers titres de séjour ont été délivrés cette même année. La proximité des chiffres rend le rapprochement tentant mais ces deux statistiques, estimées respectivement par l’Insee et par le ministère de l’Intérieur et des Outre-mer, sont de natures différentes. Elles concernent pour partie des personnes distinctes, à la fois du point de vue de leur origine géographique, de leur âge, de leurs conditions administratives de séjour en France ou encore de leur durée de résidence sur le territoire français. De plus, de nombreux immigrés n’obtiennent pas leur titre de séjour dès l’année de leur arrivée sur le territoire.… [LIRE L'ARTICLE]

Le dynamisme démographique de la Guyane est-il sous-estimé ?

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Philippe Dorelon, Bénédicte Chanteur, Maurice Bilioniere, Gwenaëlle Taupe, Clément Guillo, Insee
Le dynamisme démographique de la Guyane est-il sous-estimé ?
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La croissance de la population reste forte en Guyane sur la décennie écoulée. Elle est supérieure à celle des pays voisins et de tous les autres départements français après Mayotte, du fait de naissances nettement plus élevées que les décès. Elle est toutefois freinée par des départs de jeunes de plus en plus nombreux et d’entrées sur le territoire qui croissent moins fortement que les sorties. Pour consolider ces résultats issus du recensement de la population, l’Insee adapte sa méthode aux spécificités du territoire : utilisation bientôt d’images satellitaires pour détecter les logements, estimation de la population vivant sur des sites d’orpaillage, collecte exhaustive dans les bidonvilles.[LIRE L'ARTICLE]

Faut-il s’attendre à une forte révision à la hausse de la croissance économique française depuis 2020 ?

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Guillaume HOURIEZ, Pauline MEINZEL, Fanch MORVAN, Insee.
Faut-il s’attendre à une forte révision à la hausse de la croissance économique française depuis 2020 ?
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Des observateurs tels que l’OFCE estiment que le rebond de l’activité économique en France à la suite de la crise sanitaire pourrait être fortement sous-estimé et donc être révisé à la hausse de façon importante dans les campagnes annuelles de comptes économiques à venir. Ils avancent les raisons suivantes :
– des révisions fortes à la hausse sont intervenues dans d’autres pays européens ;
– l’augmentation de la production plus forte que celle de la valeur ajoutée laisserait penser que la valeur ajoutée va être révisée à la hausse.

Au vu de leur connaissance de la construction des comptes et de leur expérience, les comptables nationaux de l’Insee considèrent que ces arguments ne valent pas :
– on ne constate pas de révision biaisée et croissante des comptes français et on ne dispose pas d’information à ce stade susceptible de remettre en cause l’estimation actuelle ;
– la construction des comptes, y compris trimestriels, est fondée sur la valeur ajoutée comme variable d’intérêt, ce qui explique que cet agrégat est plus solide et donc moins révisé que la production et les consommations intermédiaires.[LIRE L'ARTICLE]

Les petits délits n’échapperont plus aux poursuites statistiques

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Pascal Chevalier, ministère de la Justice, sous-direction de la statistique et des études
Frédéric Ouradou, ministère de la Défense, sous-direction des statistiques et études économiques
Les petits délits n’échapperont plus aux poursuites statistiques
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Aux ministères de l’Intérieur et de la Justice, la dématérialisation de toutes les pièces au dossier sera bientôt la norme pour toutes les affaires pénales : le déploiement progressif de ce qu’on appelle la « procédure pénale numérique », entamé en 2021, devrait s’achever en 2024 sur l’ensemble du territoire français.

Il s’agit d’un projet d’ampleur qui a des conséquences importantes pour la statistique publique. D’une part, les affaires dites « petits X » en raison de leur faible gravité et de l’absence de « mis en cause » identifié, qui étaient jusqu’alors estimées globalement par voie d’enquête auprès des juridictions, seront désormais enregistrées automatiquement via la procédure pénale numérique.… [LIRE L'ARTICLE]

Le recensement annuel fête ses 20 ans !

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Muriel Barlet et Olivier Lefebvre, Insee.
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En France, le recensement de la population est devenu annuel en 2004, dans le but de fournir des informations sur la population chaque année au niveau de chaque territoire. La méthode adoptée il y a 20 ans permet en outre de lisser la charge et d’améliorer la qualité en pérennisant les compétences des différents acteurs, ce qui n’était pas possible avec des recensements apériodiques ayant lieu au mieux tous les 7 ans. Innovante et robuste, la méthode retenue combine recensement traditionnel (collecte directe par questionnaire auprès des habitants), méthodologie statistique (sondages) et mobilisation de données administratives. Elle est fondée sur des enquêtes annuelles de recensement tournantes qui couvrent l’ensemble du territoire sur un cycle de 5 ans et qui sont réalisées par les communes sous le contrôle de l’Insee.[LIRE L'ARTICLE]

Shrinkflation, « effet qualité », évolution de l’offre de produits : comment l’Insee mesure-t-il le juste prix ?

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Aurélien Daubaire, Insee.
Shrinkflation, « effet qualité », évolution de l’offre de produits : comment l’Insee mesure-t-il le juste prix ?
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L’indice des prix à la consommation mesure l’inflation, c’est-à-dire l’évolution des prix des produits à caractéristiques constantes, autrement dit à qualité et quantité comparables. La shrinkflation, qui consiste à réduire la contenance de certains produits, et la cheapflation qui consiste à réduire leur qualité, sont corrigées pour ne pas perturber le calcul de l’indice des prix, dans la limite de ce qui est observable. Il en va de même, en sens inverse, en cas de hausse de la qualité : le perfectionnement des produits numériques, par exemple, joue à la baisse sur l’indice des prix.

L’Insee publie chaque mois l’indice des prix à la consommation (IPC), qui permet de mesurer l’inflation en France, en diffusant le détail pour plus de 250 types de produits (360 postes détaillés pour la diffusion annuelle) qui renseignent sur l’évolution des prix pour la plupart des catégories de biens et services.… [LIRE L'ARTICLE]

La consommation alimentaire diminue : oui mais de combien ?

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Lionel Delta, Thomas Laurent, Pierre Leblanc et Théo Leroy, Insee.
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Mesurer aussi précisément que possible la consommation alimentaire des ménages est primordial, particulièrement lorsqu’elle évolue de façon exceptionnelle. L’Insee réalise chaque mois et chaque trimestre une estimation de son évolution. Jusqu’à récemment, la précision de ces estimations était limitée par le niveau de détail par produits des indicateurs mensuels utilisés, ce qui conduisait régulièrement à des révisions importantes lorsque les chiffres mensuels et trimestriels étaient confrontés aux estimations des comptes annuels, plus détaillés.
À partir de la première publication du compte trimestriel portant sur le 3e trimestre 2023, les données de caisse de la grande distribution alimentaire sont mobilisées pour ces estimations, ce qui permet de travailler à un niveau plus détaillé.
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Les grandes entreprises sous leur meilleur profil 

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Gérard Moreau, Insee.
Les grandes entreprises sous leur meilleur profil
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L’entreprise est une réalité économique multidimensionnelle qu’il faut définir et suivre statistiquement avec rigueur et clarté. Selon les problématiques à analyser, l’objet d’étude est différent. Il peut être pertinent de travailler au niveau des unités telles qu’elles sont définies juridiquement dans le répertoire Sirene (établissement, unité légale) ou au contraire sur une unité qui a plus de sens économiquement, l’entreprise au sens de la loi de modernisation de l’économie (LME), concept apparu à partir des années 1990.
L’émergence des grands groupes et leur place cruciale au sein de l’économie ont accéléré la nécessité d’introduire ce nouveau concept d’entreprise dans les statistiques européenne et française. Son intégration a eu des conséquences significatives sur la vision de l’économie française.[LIRE L'ARTICLE]

Dis-moi ce que tu consommes, je te donnerai ton empreinte carbone : un exercice crucial mais piégeux

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Mathias André, Alexandre Bourgeois, Matthieu Lequien, Insee.
Enjeux et difficultés du calcul de l’empreinte carbone par type de ménages
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L’urgence climatique requiert de réduire fortement les émissions mondiales de gaz à effet de serre. L’empreinte carbone d’un groupe de ménages renseigne sur les efforts que ce groupe devra fournir pour la transition écologique. Les écarts entre différentes catégories, par exemple entre les plus modestes et les plus aisés, posent la question de la juste répartition de l’effort. Faute de mieux, les chiffres qui irriguent le débat public ventilent par catégorie de ménages l’empreinte carbone nationale pour un produit particulier au prorata des dépenses de ces catégories pour ce produit. Deux biais déforment néanmoins la ventilation ainsi obtenue. D’abord, les plus aisés paient des prix en général plus élevés pour des biens ou services qui remplissent la même fonction, donc leur empreinte carbone est surestimée à ce titre, et celle des plus modestes sous-estimée.[LIRE L'ARTICLE]

Mesurer l’évolution des salaires à court terme : une palette d’indicateurs statistiques complémentaires

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Fabien Guggemos, Insee.
Mesurer l’évolution des salaires à court terme : une palette d’indicateurs statistiques complémentaires
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Pour éclairer le débat public sur les hausses de salaires au regard de l’inflation, et plus généralement les évolutions des salaires à court terme, la statistique publique produit plusieurs indicateurs trimestriels qui apportent des informations complémentaires. Le Salaire mensuel de base (SMB), dont une première estimation est publiée à environ T+35 jours (c’est-à-dire 35 jours après la fin du trimestre T sur lequel portent les résultats), reflète la tendance sous-jacente des salaires, résultat des négociations collectives. Le Salaire moyen par tête (SMPT), publié à T+60 jours, retrace quant à lui la rémunération effectivement perçue par les salariés en moyenne. Enfin, l’Indice de coût du travail (ICT), publié à T+75 jours, se décline sous la forme de deux indicateurs, reflétant pour l’un le salaire rapporté à une heure de travail, pour l’autre plus largement le coût horaire de la main-d’œuvre.[LIRE L'ARTICLE]

Regarder la croissance sous l’angle du PIB ressenti rebat les hiérarchies économiques internationales

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Jean-Marc Germain, Insee
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Mesurée par celle du PIB, la croissance économique n’entraîne pas nécessairement une amélioration économique perçue par la population et donc de ses conditions de vie. En effet, la répartition des fruits de la croissance peut être inégale et une même croissance du revenu national n’améliore pas la vie de tous de la même manière. Des travaux de recherche conduits à l’Insee ont donc développé un indicateur de bien‐être monétaire appelé « PIB ressenti » qui mesure, en équivalent monétaire, la moyenne nationale de la contribution des revenus à la satisfaction dans la vie. Il offre une vision rétrospective très différente de celle mesurée par le PIB. Ainsi, aux États‐Unis, le PIB ressenti a stagné entre 1978 et 2020 alors que le PIB triplait.[LIRE L'ARTICLE]

En balade avec l’Insee sur l’échelle des salaires

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Jean-William Angel, Insee.
En balade avec l’Insee sur l’échelle des salaires
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L’Insee vient de mettre à jour les données de son outil interactif sur les salaires. Un site pratique pour se comparer et faire un point objectif sur les métiers et leurs rémunérations. Petit tour d’horizon sur les échelles de salaires du privé et du public, des femmes et des hommes, d’une région à l’autre. Sans oublier les hauts salaires.

« En 2021, un salarié du secteur privé gagne en moyenne 2 524 euros nets par mois en équivalent temps plein (EQTP) ». « Les salaires dans la fonction publique de l‘État : en 2021, le salaire net moyen augmente légèrement en euros constants ».
Régulièrement, l’Insee publie les statistiques sur les salaires dans le secteur privé et dans les trois versants de la fonction publique.… [LIRE L'ARTICLE]

Les appariements de données de la statistique publique : des analyses enrichies, un cadre juridique protecteur

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Françoise Dupont, Insee.
Les appariements de données de la statistique publique : des analyses enrichies, un cadre juridique protecteur
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L’Insee, et plus largement le service statistique public, collecte des informations d’origines diverses, notamment par des enquêtes sur échantillons ou par la réutilisation à des fins statistiques de données administratives. Ces données peuvent être utilisées seules, ou combinées à d’autres sources, au niveau individuel, pour fournir une information plus riche. C’est ce que l’on appelle « faire des appariements ». Cette pratique répond à des besoins très divers ; elle est pratiquée de longue date, en France comme dans d’autres pays, et strictement encadrée d’un point de vue juridique.

Qu’est-ce qu’un appariement de données ?

Apparier ou croiser des données relatives aux individus consiste à rassembler des données qui la concernent et qui sont issues de différentes sources.… [LIRE L'ARTICLE]

Pour les statisticiens, avoir la moyenne ne suffit pas

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Jean-William Angel, Insee.
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La moyenne est facile à calculer et à comprendre. Mais elle résume souvent mal l’information qu’elle doit représenter. C’est le cas par exemple pour les salaires : les plus hauts salaires augmentent la moyenne sans que la situation de la majorité des salariés en soit changée. C’est aussi le cas quand les situations entre les individus sont très différentes : un indice moyen des prix peut rendre mal compte de la situation des personnes qui dépensent beaucoup dans les produits qui augmentent le plus. Pour remédier à ces difficultés, les statisticiens ont plusieurs outils. La médiane, qui n’est pas sensible aux valeurs extrêmes, vient se substituer à la moyenne.… [LIRE L'ARTICLE]

Les nouveaux flux de déménagements depuis la Covid : le recensement et les autres sources racontent-ils la même histoire ?

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Isabelle Kabla-Langlois, Insee.
Les nouveaux flux de déménagements depuis le Covid : le recensement et les autres sources racontent-ils la même histoire ?
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Les recensements de la population permettent d’appréhender les mobilités résidentielles à un niveau territorial fin et de caractériser les personnes qui changent de résidence. En complément, des données alternatives fournissent une information fraîche sur les inflexions récentes, ce qui s’avère particulièrement instructif lorsque ces mobilités sont susceptibles d’être fortement influencées par des phénomènes tels que la crise de la Covid-19 ou le développement du télétravail. Il s’agit de données de gestion administrative telles que les contrats de réexpédition proposés par La Poste, les immatriculations de véhicules, les inscriptions scolaires, ou encore les déclarations sociales à l’Urssaf. Malgré les limites qu’elles présentent dans leur pertinence pour une analyse des déménagements, elles concordent sur le fait que les tendances de départ des grandes métropoles et de l’aire parisienne vers des villes plus petites et moins proches des cœurs urbains, prévalant avant la crise sanitaire, se sont accentuées entre 2019 et 2021.[LIRE L'ARTICLE]

Des statistiques pour accompagner la transition climatique

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Sylvain Larrieu, Insee.
Des statistiques pour accompagner la transition climatique
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La statistique publique a un rôle à jouer dans l’analyse et le suivi des enjeux de la transition climatique comme le souligne le récent rapport sur Les incidences économiques de l’action pour le climat. Disposer de statistiques adaptées et précises est essentiel pour éclairer l’action et le débat publics sur toutes les dimensions : pour estimer les émissions de gaz à effet de serre et les mettre en regard de l’activité économique, pour aider à définir et à suivre des politiques publiques touchant les entreprises ou les ménages, pour permettre l’évaluation des investissements liés à la transition, pour répondre à la question « qui paye ? », mais aussi pour évaluer l’écart entre l’ambition et les moyens mis en œuvre, ainsi que pour suivre l’observation des dommages et estimer l’adaptation nécessaire.… [LIRE L'ARTICLE]

Quels types de sources l’Insee utilise-t-il pour construire ses statistiques ?

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Françoise Dupont, Insee.
Quels types de sources l’Insee utilise-t-il pour construire ses statistiques ?
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Pour pouvoir produire une statistique de qualité, encore faut-il savoir où chercher les informations ! Pour cela, les statisticiens de l’Insee utilisent une matière première riche et protéiforme, les données que les statisticiens vont puiser dans trois types de sources : la collecte directe, le réemploi de données d’origine administrative ou privée.

Les données susceptibles d’être utilisées par les statisticiens présentent des avantages et des inconvénients, car aucune d’entre elles n’est parfaitement ciblée ou exhaustive. Pour passer d’une donnée individuelle brute à un indicateur agrégé, il y a beaucoup de travail à fournir. C’est le cœur du métier des experts en statistiques de l’Insee. Or, comme le rôle de l’Insee consiste à fournir une réponse (sous la forme de statistiques) à une question précise, ce travail commence par l’identification de la ou des sources permettant de construire cette statistique avec justesse et précision.… [LIRE L'ARTICLE]

How do we measure the economic weight of tourism in France?

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Mélanie Chassard, Pierre Girard et David Lévy, Insee.
Comment mesure-t-on le poids économique du tourisme en France ?
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In 2021, tourism contributed 3.0% of the wealth created by the French economy, i.e. 75.7 billion euros. This was more than 4.0% before the health crisis. To measure this tourism direct gross domestic product (TDGDP), Insee applies the concepts and methods recommended at the international level. The calculation consists of evaluating the value added by tourism in each of the sectors of activity. It first involves distinguishing between tourism expenditure and non-tourism expenditure. Then intermediate consumption and imports of goods and services must be subtracted. The resident visitor contributes more to the tourism GDP than the non-resident visitor coming from abroad, before and during the health crisis.[LIRE L'ARTICLE]

Comment mesure-t-on le poids économique du tourisme en France ?

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Mélanie Chassard, Pierre Girard et David Lévy, Insee.
Comment mesure-t-on le poids économique du tourisme en France ?
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Read in english

En 2021, le tourisme contribue à 3,0 % de la richesse créée par l’économie française, soit 75,7 milliards d’euros. C’était plus de 4 % avant la crise sanitaire. Pour mesurer ce produit intérieur brut (PIB) touristique, l’Insee applique les concepts et les méthodes recommandés au niveau international. Le calcul consiste à évaluer la valeur ajoutée par le tourisme dans chacun des secteurs d’activité. Il suppose d’abord de distinguer les dépenses réalisées par les touristes de celles des non-touristes. Il faut ensuite soustraire les consommations intermédiaires et les importations de biens et services. La clientèle résidente contribue davantage au PIB touristique que la clientèle venant de l’étranger, avant comme pendant la crise sanitaire.… [LIRE L'ARTICLE]

« Elle est pas fraîche ma statistique ? »

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Où le statisticien opère le délicat arbitrage délai-qualité… et coût

Jean-William Angel, Insee.
"Elle est pas fraîche ma statistique ?"
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Les statisticiens ne prennent pas leur temps. Ils ont démontré pendant la crise sanitaire qu’ils savaient réagir et produire vite : en exploitant des données massives et à haute fréquence, en lançant en quelques semaines des enquêtes inédites, en adaptant leurs méthodes. En temps normal aussi, ils s’appliquent à réduire leurs délais de production : 15 jours ont été gagnés sur le calcul de l’évolution trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) et du taux de chômage depuis 2016 ; 5 sur la production industrielle depuis 2022 ; un indice des prix provisoire est publié avant la fin du mois.… [LIRE L'ARTICLE]

À Mayotte, un recensement adapté à une population aux évolutions hors normes

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Sébastien Seguin, Muriel Granjon et Pierre Thibault, Insee La Réunion-Mayotte.
À Mayotte, un recensement adapté à une population aux évolutions hors normes
© Muriel Granjon

Au 1er janvier 2022, Mayotte compte 300 000 habitants. Ce chiffre est fondé sur le dernier recensement exhaustif mené en 2017, actualisé chaque année à partir des données d’état civil sur les naissances et les décès ainsi que par la prolongation de la tendance en matière de flux migratoires. Depuis 2021, le recensement prend à Mayotte la même forme que sur le reste du territoire français, une enquête annuelle couvrant chaque année une partie différente du territoire, avec quelques adaptations aux spécificités mahoraises. C’est au bout d’un cycle de cinq ans, en 2025, qu’on disposera des résultats complets par commune. Tout est mis en œuvre pour assurer la qualité du recensement.[LIRE L'ARTICLE]

Estimer la TVA non recouvrée à partir des contrôles fiscaux

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Simon Quantin et Cécile Welter-Médée, direction des Études et synthèses économiques, Insee.
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Pour estimer le manque à gagner de l’État lié au non-recouvrement de la TVA, l’Insee s’est appuyé sur les redressements effectivement constatés lors des contrôles fiscaux. Or, les entreprises contrôlées ne sont pas représentatives de l’ensemble des entreprises : elles ont des caractéristiques qui ne permettent pas d’extrapoler directement leur comportement à toutes les entreprises. Pour résoudre au mieux cette difficulté, des techniques issues de la correction des non-réponses dans les enquêtes statistiques ont été mobilisées. Elles s’appuient sur des méthodes d’apprentissage (machine learning) pour déterminer les informations qui ont une incidence sur la probabilité d’être contrôlé. Pour l’exercice comptable 2012, le montant de TVA non recouvrée est estimé entre 20 Md€ et 26 Md€, soit 17 % à 21 % des recettes de TVA cette année-là.… [LIRE L'ARTICLE]

Covid-19 et mortalité : au-delà des chiffres de l’Insee

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François Clanché et Benoît Ourliac, Drees, direction de la statistique et des études du ministère chargé de la santé..
Covid-19 et mortalité : au-delà des chiffres de l'Insee
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Pour suivre la mortalité liée à la Covid-19, deux organismes produisent des données : l’Insee et l’Inserm. Le premier diffuse le nombre de décès « toutes causes confondues », qui permet, par écart à la tendance, d’estimer la surmortalité liée à la pandémie. L’Inserm établit les statistiques sur les causes de décès. Elles seules permettent d’isoler les décès effectivement dus à la Covid. Mais une expertise médicale longue et complexe est nécessaire pour disposer de ces données, incompatible avec un suivi de l’épidémie sur le très court terme. Des alternatives ont donc été déployées afin de disposer rapidement d’informations sur l’impact de la Covid sur les décès en France : soit par des traitements spécifiques des sources de référence sur la mortalité de l’Insee et de l’Inserm ; soit par l’exploitation de sources mobilisées pour tracer la situation épidémique dans les hôpitaux et les établissements hébergeant des personnes âgées.[LIRE L'ARTICLE]

Termes de l’échange et revenu intérieur réel : mesurer le pouvoir d’achat de la nation

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L’inflation dans sa diversité (2/2)

Victor Amoureux, Nicolas Carnot et Thomas Laurent, Insee.
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Aujourd’hui, en France, les prix des produits importés, notamment les produits énergétiques, augmentent bien davantage que les prix de nos exportations. De ce fait, les termes de l’échange, c’est-à-dire le rapport entre les prix des exportations et les prix des importations, diminuent. Par le passé, les termes de l’échange ont pu varier fortement, souvent en lien avec les prix de l’énergie. Pour en apprécier les conséquences, il est intéressant de mesurer un « revenu intérieur réel ». Cette notion complète de façon utile l’indicateur usuel de croissance du PIB (produit intérieur brut) en volume en ce qu’elle permet de suivre l’évolution du pouvoir d’achat de la nation.… [LIRE L'ARTICLE]

Ce que nous enseignent les déflateurs en comptabilité nationale

Temps de lecture : 8 minutes

L’inflation dans sa diversité (1/2)

Victor Amoureux, Nicolas Carnot et Thomas Laurent, Insee.
Ce que nous enseignent les déflateurs en comptabilité nationale - L’inflation dans sa diversité (1/2)
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Pour mesurer les tensions inflationnistes dans l’économie, l’Insee collecte des prix à différents niveaux de la chaîne de valeur, depuis le stade de la production jusqu’à celui de la consommation, donnant ainsi naissance à plusieurs familles d’indices de prix. Une autre façon d’appréhender les évolutions de prix se fonde sur la comptabilité nationale et les rapports entre valeurs et volumes. Avantage majeur par rapport aux différents indices de prix, les déflateurs, nés des équilibres ressources-emplois, constituent un système cohérent où les prix sont reliés entre eux. On peut ainsi expliquer les évolutions du prix du PIB par celui de ses composants côté offre (production et importations) ou côté demande (consommation, investissement et exportations).[LIRE L'ARTICLE]

Il y a sondage et sondage…

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Pascal Ardilly, Laura Castell et Patrick Sillard, Insee.
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Pour mener leurs enquêtes, les statisticiens publics procèdent par sondage. Mais leur pratique est bien différente de celle des très nombreuses enquêtes publiées quotidiennement, lesquelles interrogent en général de l’ordre du millier de personnes, sans toujours se soucier de la représentativité de ces personnes. Faute de disposer d’une connaissance complète de la composition de la population française, les personnes interrogées dans ces enquêtes sont, dans le meilleur des cas, sélectionnées selon la méthode des quotas (par sexe, âge, profession, etc.). Les sondages de la statistique publique peuvent en revanche s’appuyer sur la connaissance de la composition de cette population. Dès lors, ils se fondent sur la théorie des probabilités.[LIRE L'ARTICLE]

Combien de Français habitent à plus de 10 minutes en voiture d’une boulangerie ?
Mieux mesurer les temps de trajet, pour mieux comprendre le fonctionnement des territoires

Temps de lecture : 9 minutes
Marie-Pierre de Bellefon, Jeanne Pages, Insee

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En matière d’accès aux équipements ou à son travail, tous les habitants ne sont pas égaux. Pour comprendre ces inégalités et y apporter des réponses, il faut d’abord les mesurer, c’est-à-dire connaître la distance moyenne à parcourir et le temps nécessaire pour trouver une boulangerie, une école, une maternité, un emploi… L’Insee travaille ainsi depuis plusieurs années sur les temps d’accès aux équipements. Il a récemment adopté un outil, OSRM, qui lui permet de calculer rapidement des distances de point à point sur tout le territoire et plus seulement entre chefs lieux. La connaissance des déplacements courts est ainsi nettement améliorée, notamment au sein des agglomérations.[LIRE L'ARTICLE]

Ma région ? C’est l’Essentiel !

Temps de lecture : 3 minutes

Hugo Camille, Nathalie Couleaud, Stéphane Durand, Frédéric Minodier, Gérard Moreau et Caroline Roux, Insee

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La nouvelle carte régionale de la France fête son cinquième anniversaire. Pour rendre compte au mieux de la spécificité de chacune des 18 régions qui la composent, l’Insee en a réalisé une présentation simple mais néanmoins détaillée. Suivez le guide de ces Essentiels régionaux disponibles sur insee.fr.

Depuis le 1er janvier 2016, la France compte 18 régions, dont 13 en France métropolitaine et 5 en Outre-mer. Chacune possède une identité propre, à commencer par celle ressentie par ses habitants.

Mais quelle est cette identité vue au travers de la démographie, de l’économie et des indicateurs sociaux ?… [LIRE L'ARTICLE]

Google en sait-il plus que l’Insee sur les Français ?

Temps de lecture : 10 minutes
Benoît Ourliac, d’après l’intervention de Jean-Luc Tavernier, directeur général de l’Insee, aux Journées de l’économie (JECO) 2020

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Les grandes entreprises numériques, dont Google, recueillent des volumes considérables de données sur leurs clients. Ces nouvelles sources de données présentent des attraits indéniables, et viennent défier la statistique publique. L’Insee peut et doit naturellement tirer avantage des possibilités qu’elles ouvrent, comme il a déjà commencé à le faire depuis plusieurs années. Néanmoins, l’apport de ces nouvelles sources de données ne peut être jugé en bloc, toutes ayant leurs spécificités : la donnée ne fait pas l’information statistique, et encore moins la compréhension de phénomènes économiques ou sociaux complexes pour éclairer les débats publics.[LIRE L'ARTICLE]

La diffusion en accès libre et gratuit des données : l’exemple du répertoire Sirene

Temps de lecture : 4 minutes

Thierry Aouizerate, Germaine Cazaban-Marque, Roselyne Couprie, Guillaume Mordant, Insee

Dès 2003, l’Insee a fait le choix de l’open data en prenant la décision d’ouvrir l’accès sur son site internet à toutes les données qu’il produit, ainsi que ses publications. La mise à disposition de l’interface de programmation ou API Sirene permet de faire face au changement d’échelle de l’open data. Elle s’intègre par ailleurs dans une démarche nationale de simplification administrative, plus connue sous le nom « Dites-le nous une fois ». À l’occasion du salon Big Data 2020 qui s’est tenu les 14 et 15 septembre au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, nos experts font le point, en trois questions, sur une offre de données par API qui ne va pas s’arrêter là.[LIRE L'ARTICLE]