Covid-19 et mortalité : au-delà des chiffres de l’Insee

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François Clanché et Benoît Ourliac, Drees, direction de la statistique et des études du ministère chargé de la santé..
Covid-19 et mortalité : au-delà des chiffres de l'Insee

Pour suivre la mortalité liée à la Covid-19, deux organismes produisent des données : l’Insee et l’Inserm. Le premier diffuse le nombre de décès « toutes causes confondues », qui permet, par écart à la tendance, d’estimer la surmortalité liée à la pandémie. L’Inserm établit les statistiques sur les causes de décès. Elles seules permettent d’isoler les décès effectivement dus à la Covid. Mais une expertise médicale longue et complexe est nécessaire pour disposer de ces données, incompatible avec un suivi de l’épidémie sur le très court terme. Des alternatives ont donc été déployées afin de disposer rapidement d’informations sur l’impact de la Covid sur les décès en France : soit par des traitements spécifiques des sources de référence sur la mortalité de l’Insee et de l’Inserm ; soit par l’exploitation de sources mobilisées pour tracer la situation épidémique dans les hôpitaux et les établissements hébergeant des personnes âgées.[LIRE L'ARTICLE]

Termes de l’échange et revenu intérieur réel : mesurer le pouvoir d’achat de la nation

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L’inflation dans sa diversité (2/2)

Victor Amoureux, Nicolas Carnot et Thomas Laurent, Insee.
échange


Aujourd’hui, en France, les prix des produits importés, notamment les produits énergétiques, augmentent bien davantage que les prix de nos exportations. De ce fait, les termes de l’échange, c’est-à-dire le rapport entre les prix des exportations et les prix des importations, diminuent. Par le passé, les termes de l’échange ont pu varier fortement, souvent en lien avec les prix de l’énergie. Pour en apprécier les conséquences, il est intéressant de mesurer un « revenu intérieur réel ». Cette notion complète de façon utile l’indicateur usuel de croissance du PIB (produit intérieur brut) en volume en ce qu’elle permet de suivre l’évolution du pouvoir d’achat de la nation.… [LIRE L'ARTICLE]

Ce que nous enseignent les déflateurs en comptabilité nationale

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L’inflation dans sa diversité (1/2)

Victor Amoureux, Nicolas Carnot et Thomas Laurent, Insee.
Ce que nous enseignent les déflateurs en comptabilité nationale - L’inflation dans sa diversité (1/2)

Pour mesurer les tensions inflationnistes dans l’économie, l’Insee collecte des prix à différents niveaux de la chaîne de valeur, depuis le stade de la production jusqu’à celui de la consommation, donnant ainsi naissance à plusieurs familles d’indices de prix. Une autre façon d’appréhender les évolutions de prix se fonde sur la comptabilité nationale et les rapports entre valeurs et volumes. Avantage majeur par rapport aux différents indices de prix, les déflateurs, nés des équilibres ressources-emplois, constituent un système cohérent où les prix sont reliés entre eux. On peut ainsi expliquer les évolutions du prix du PIB par celui de ses composants côté offre (production et importations) ou côté demande (consommation, investissement et exportations).[LIRE L'ARTICLE]

Il y a sondage et sondage…

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Pascal Ardilly, Laura Castell et Patrick Sillard, Insee.


Pour mener leurs enquêtes, les statisticiens publics procèdent par sondage. Mais leur pratique est bien différente de celle des très nombreuses enquêtes publiées quotidiennement, lesquelles interrogent en général de l’ordre du millier de personnes, sans toujours se soucier de la représentativité de ces personnes. Faute de disposer d’une connaissance complète de la composition de la population française, les personnes interrogées dans ces enquêtes sont, dans le meilleur des cas, sélectionnées selon la méthode des quotas (par sexe, âge, profession, etc.). Les sondages de la statistique publique peuvent en revanche s’appuyer sur la connaissance de la composition de cette population. Dès lors, ils se fondent sur la théorie des probabilités.[LIRE L'ARTICLE]

Combien de Français habitent à plus de 10 minutes en voiture d’une boulangerie ?
Mieux mesurer les temps de trajet, pour mieux comprendre le fonctionnement des territoires

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Marie-Pierre de Bellefon, Jeanne Pages, Insee

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En matière d’accès aux équipements ou à son travail, tous les habitants ne sont pas égaux. Pour comprendre ces inégalités et y apporter des réponses, il faut d’abord les mesurer, c’est-à-dire connaître la distance moyenne à parcourir et le temps nécessaire pour trouver une boulangerie, une école, une maternité, un emploi… L’Insee travaille ainsi depuis plusieurs années sur les temps d’accès aux équipements. Il a récemment adopté un outil, OSRM, qui lui permet de calculer rapidement des distances de point à point sur tout le territoire et plus seulement entre chefs lieux. La connaissance des déplacements courts est ainsi nettement améliorée, notamment au sein des agglomérations.[LIRE L'ARTICLE]

Ma région ? C’est l’Essentiel !

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Hugo Camille, Nathalie Couleaud, Stéphane Durand, Frédéric Minodier, Gérard Moreau et Caroline Roux, Insee

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La nouvelle carte régionale de la France fête son cinquième anniversaire. Pour rendre compte au mieux de la spécificité de chacune des 18 régions qui la composent, l’Insee en a réalisé une présentation simple mais néanmoins détaillée. Suivez le guide de ces Essentiels régionaux disponibles sur insee.fr.

Depuis le 1er janvier 2016, la France compte 18 régions, dont 13 en France métropolitaine et 5 en Outre-mer. Chacune possède une identité propre, à commencer par celle ressentie par ses habitants.

Mais quelle est cette identité vue au travers de la démographie, de l’économie et des indicateurs sociaux ?… [LIRE L'ARTICLE]

Google en sait-il plus que l’Insee sur les Français ?

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Benoît Ourliac, d’après l’intervention de Jean-Luc Tavernier, directeur général de l’Insee, aux Journées de l’économie (JECO) 2020

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Les grandes entreprises numériques, dont Google, recueillent des volumes considérables de données sur leurs clients. Ces nouvelles sources de données présentent des attraits indéniables, et viennent défier la statistique publique. L’Insee peut et doit naturellement tirer avantage des possibilités qu’elles ouvrent, comme il a déjà commencé à le faire depuis plusieurs années. Néanmoins, l’apport de ces nouvelles sources de données ne peut être jugé en bloc, toutes ayant leurs spécificités : la donnée ne fait pas l’information statistique, et encore moins la compréhension de phénomènes économiques ou sociaux complexes pour éclairer les débats publics.[LIRE L'ARTICLE]

La diffusion en accès libre et gratuit des données : l’exemple du répertoire Sirene

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Thierry Aouizerate, Germaine Cazaban-Marque, Roselyne Couprie, Guillaume Mordant, Insee

Dès 2003, l’Insee a fait le choix de l’open data en prenant la décision d’ouvrir l’accès sur son site internet à toutes les données qu’il produit, ainsi que ses publications. La mise à disposition de l’interface de programmation ou API Sirene permet de faire face au changement d’échelle de l’open data. Elle s’intègre par ailleurs dans une démarche nationale de simplification administrative, plus connue sous le nom « Dites-le nous une fois ». À l’occasion du salon Big Data 2020 qui s’est tenu les 14 et 15 septembre au parc des expositions de la Porte de Versailles à Paris, nos experts font le point, en trois questions, sur une offre de données par API qui ne va pas s’arrêter là.[LIRE L'ARTICLE]