Pourquoi l’Insee calcule deux indices des prix à la consommation

Pourquoi l’Insee calcule deux indices des prix à la consommation

L’Insee calcule l’indice des prix à la consommation (IPC) depuis l’après-guerre. C’est l’indice historique français, qui sert notamment de base à l’indexation du Smic, des prestations familiales et de solidarité et des pensions de retraites. Depuis la fin des années 1990, l’Insee calcule également un autre indice des prix à la consommation, harmonisé au niveau européen (IPCH). Depuis le début des années 2000, l’IPC a progressé moins vite que l’IPCH, de 0,2 point de pourcentage par an en moyenne.

C’est relativement peu, mais assez pour se demander pourquoi deux indices portant sur la même notion présentent un écart. L’un est-il plus pertinent que l’autre ? Ces questions sont d’autant plus d’actualité que l’écart entre IPC et IPCH s’accroît lors des épisodes de poussée inflationniste, liée aux prix de l’énergie notamment.

Ce billet de blog y répond, en expliquant les différences de concept entre les deux indices et en discutant leurs pertinences respectives. L’IPCH a l’avantage de pouvoir être comparé entre pays et de pouvoir être agrégé au niveau européen. Il est plus proche de l’évolution des dépenses directement supportées par les ménages, car il tient compte du fait que l’achat de certains biens et services, notamment en matière de santé, font l’objet de remboursements publics. L’IPC répond davantage à une logique de mesure de l’évolution du pouvoir d’achat de la monnaie, car il suit les prix d’acquisition de l’ensemble des biens et services marchands consommés par les ménages, que ces achats soient ou non partiellement financés sur deniers publics.

De nombreux pays européens disposent d’un indice des prix à la consommation national, qu’ils utilisent comme la France pour les indexations de prestations, de loyers, etc. Le choix de l’indice utilisé à des fins d’indexation est un choix collectif et politique, qui ne relève pas de la compétence de l’institut de statistique.


Depuis le milieu des années 1990, l’Insee calcule et publie deux indices des prix de la consommation des ménages : un indice de prix national historique, l’indice des prix à la consommation (IPC), qui existe depuis la création de l’institut il y a 80 ans, et un indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH), développé il y a une trentaine d’années au niveau européen et harmonisé en termes de méthode, afin de faciliter les mesures et comparaisons d’inflation au sein de l’Union européenne.

Ces deux indices, bien que différents conceptuellement, conduisent à des résultats très proches la plupart du temps ; ils s’écartent parfois, notamment lorsque l’inflation émane de produits particuliers, comme cela a été le cas en 2022 avec la forte augmentation des prix de l’énergie et de l’alimentation. Un précédent billet de blog [Daubaire, 2022] présentait l‘écart qui se créait entre les deux indices en début de période inflationniste et en analysait les raisons.

IPC et IPCH : un peu d’histoire

L’indice des prix à la consommation est une production historique de l’Insee [Gilles et Fauvin, 1996]. Dès sa création en 1946, l’Institut le publie pour répondre essentiellement à deux besoins : indexation des salaires et pilotage des politiques économiques. Toutefois, le nombre de produits suivis se limite à quelques dizaines à l’origine.

Les concepts se stabilisent et se précisent au début des années 70, parallèlement au développement des comptes nationaux et des enquêtes sur les dépenses des ménages. Le périmètre de l’IPC est celui de la consommation effective de biens et services marchands donnant lieu à transaction monétaire. Il retrace l’évolution des prix de marché (éventuellement réglementés) y compris TVA et nets des subventions sur les produits. Il se limite aux biens et services dits « marchands », car leur prix est économiquement significatif ; ce sont dans la très grande majorité des cas des biens et services produits par des entreprises. Les prix de marché dépendent avant tout des coûts de production et de la situation concurrentielle qui prévaut dans l’équilibre entre l’offre et la demande des produits considérés ; ils ne dépendent pas, ou seulement indirectement, du fait que tout ou partie du financement des produits consommés par les ménages soit socialisé. Ainsi, pour les médicaments, les soins de ville ou les loyers, l’IPC retrace les prix avant remboursement ou aide au logement : il suit des prix bruts et non des prix nets. Enfin, les services non marchands individuels produits par des associations ou des administrations publiques pour lesquels il n’existe pas de prix de marché sont exclus du périmètre de l’indice. Il s’agit principalement des services hospitaliers et d’éducation (école ou université publique ou privée sous contrat) : les paiements partiels des ménages, qui ne couvrent qu’une partie résiduelle des coûts de production de ces services, ne figurent pas dans l’IPC.

L’IPC devient au fil du temps plus complet en élargissant le panier des biens et des services suivis et en améliorant sa représentation géographique, jusqu’à l’inclusion des départements d’outre-mer à la fin des années 90. Aujourd’hui, l’Insee publie chaque mois un indice des prix à la consommation global et détaillé, sur la base de 140 000 relevés de prix de terrain, des données de caisse détaillées des enseignes de la grande distribution (code-barres, de l’ordre de 1,4 milliard d’observations chaque mois), de relevés de prix sur internet (plusieurs millions), de bases administratives ou privées (pour les prix de la santé notamment) et d’enquêtes pour la mesure des loyers.

L’IPCH arrive au milieu des années 1990, avec le traité de Maastricht. Il était nécessaire de disposer d’un indice de prix à concepts équivalents pour tous les pays, pour apprécier la convergence économique des pays membres puis pour les besoins de la politique monétaire de la Banque centrale européenne. Les indices des différents pays différaient en particulier par le mode de prise en compte du logement et par la notion de consommation retenue. Le choix est fait, pour l’IPCH, de suivre des prix nets (après remboursement de la part prise en charge par les pouvoirs publics, contrairement à l’IPC), de ne pas inclure le logement des propriétaires occupants (comme l’IPC) et d’inclure les produits non marchands (contrairement à l’IPC, l’IPCH suit les paiements partiels des ménages pour les services non marchands, par exemple le reste à charge des patients hospitalisés à l’hôpital public). La convergence vers les indices des prix harmonisés tels que nous les connaissons aujourd’hui a été progressive. Les IPCH ont étendu le champ des produits suivis et s’appuient sur un corpus de règles de mesure des prix de plus en plus précises, que l’IPC intègre également.

L’IPC et l’IPCH ne portent donc pas sur le même concept de consommation (consommation effective – avant remboursement – pour l’IPC, dépense de consommation – après remboursement – pour l’IPCH) et pas exactement sur le même champ de biens et services (y compris paiements partiels de services non marchands pour l’IPCH). Il en résulte des différences entre les séries de prix de certains biens ou services, d’une part, et entre les pondérations qu’il convient de leur affecter pour les agréger, d’autre part. Ces différences expliquent les écarts d’évolution entre les deux indices.

Un IPCH plus dynamique que l’IPC, surtout sur la période 2021-2024

Entre décembre 1999 et septembre 2026, l’IPCH a été plus dynamique que l’IPC : +66 % contre +57 % en 26 ans et 9 mois, soit un écart de 0,2 point de taux d’évolution annuel moyen. De fin 1999 à fin 2020, l’écart entre les deux indices a été de 0,15 point par an en moyenne, sans jamais dépasser 0,25 point sur un an (figure 1). De fin 2020 à 2022, l’écart s’est accru de manière inédite : 0,6 point d’écart en 2021 et 0,9 point en 2022. Il s’est ensuite atténué (0,4 point en 2023 et 2024), avant de s’inverser en 2025 (-0,1 point). De fin 2025 à septembre 2026, il est redevenu positif (+0,3 point sur 9 mois).

L’écart entre l’IPCH et l’IPC tient à la fois aux pondérations et aux séries de prix. L’effet de pondération explique plus de la moitié de l’écart entre fin 2020 et fin 2023. L’écart s’est alors fortement creusé avec l’augmentation des prix de l’énergie (+44 %) et de l’alimentation (+22 %), qui pèsent davantage dans l’IPCH (16,5 % pour l’alimentation, 8,4 % pour l’énergie) que dans l’IPC (14,9 % et 7,6 % respectivement). Les épisodes de tension inflationniste induits notamment par les prix de l’énergie peuvent ainsi créer des écarts. En 2024, l’IPCH a augmenté de 0,4 point de plus que l’IPC. Cela était dû essentiellement aux évolutions des prix des biens et services de santé plus dynamiques dans l’IPCH, qui tient compte de la hausse des franchises sur les médicaments et des participations forfaitaires de certaines consultations intervenues au 1er semestre. En 2025, période marquée par un repli de prix de l’énergie, c’est l’IPC (+0,8 %) qui a été plus dynamique que l’IPCH (+0,7 %).

Figure 1 – Comparaison entre l’IPC et l’IPCH mensuels

Chez la plupart de nos voisins européens, l’écart entre IPC national et IPCH s’est également creusé en 2022 (figure 2). Les écarts conceptuels entre les indices ne sont pas de même nature dans chacun des pays – ce qui est au demeurant attendu, puisque les IPC ne sont pas hamonisés. L’IPC italien est proche conceptuellement de l’IPC français : il mesure l’évolution des prix bruts. Toutefois, « l’effet de pondération » y est plus faible qu’en France, car l’évolution des prix (bruts) des produits de santé y est plus dynamique et donc plus proche de l’évolution générale des prix. Depuis 2000, l’évolution annuelle moyenne des prix de la santé en Italie s’est élevée à 0,7 %, contre 2,0 % pour l’évolution générale des prix, soit un différentiel de 1,3 point, à comparer à 1,8 point pour la France.

L’IPC allemand, quant à lui, rend compte des prix nets supportés par les ménages, comme l’IPCH, mais intègre le service de logement autoproduit et consommé par les ménages propriétaires – c’est aussi le cas de l’IPC néerlandais –, alors qu’il est exclu dans l’IPCH. Là encore, il s’agit d’un « effet de pondération », mais cette fois lié au service de logement consommé par les propriétaires occupants.

Figure 2 – Écarts cumulés IPCH/IPC annuels en France et chez nos principaux voisins européens

Les écarts observés entre IPC et IPCH ne sont pas négligeables dans certains pays, en particulier en France, en Allemagne et en Italie, mais pas au point de remettre en cause la hiérarchie entre les inflations mesurées (figure 3).

Figure 3 – Évolution de l’IPC et de l’IPCH en France et chez nos principaux voisins européens entre 1999 et 2025

Les avantages et inconvénients de l’IPCH…

L’IPCH est établi selon le même contour pour tous les pays de l’Union européenne. C’est donc la seule mesure mensuelle des prix à la consommation disponible pour réaliser des comparaisons entre pays et pour construire un agrégat au niveau de l’Union européenne ou de la zone euro, en particulier. Il est le fruit d’un important travail au plan européen, s’appuyant sur un règlement (l’équivalent d’une loi) et impliquant dans la durée Eurostat et l’ensemble des instituts nationaux de statistique. C’est donc naturellement l’IPCH qui est utilisé pour des comparaisons internationales entre pays européens. C’est aussi l’indicateur utilisé par la Banque centrale européenne pour évaluer l’atteinte de sa cible d’inflation de 2 % à moyen terme.

Cet indice suit l’évolution des prix des biens et services effectivement payés par les ménages, en tenant compte non seulement des éventuelles subventions qui réduisent directement le prix facturé au consommateur (comme pour l’IPC) mais aussi, pour certains services comme la santé ou la protection sociale, des éventuels remboursements et prises en charge publics. Pour cette raison, son évolution est probablement plus proche du ressenti des ménages en matière de contrainte pesant sur l’équilibre de leur budget. Par exemple, en cas de baisse de la part remboursée d’un médicament, les ménages doivent payer plus cher leur achat – une fois la prise en charge par l’assurance maladie défalquée – en pharmacie, même si le prix de ce médicament n’a pas varié. Dans ce cas, l’IPCH s’éloigne de la notion d’évolution de la valeur de la monnaie, car il est également affecté par des décisions de hausses ou baisses de remboursement qui sont de nature budgétaire ou liées à la régulation du système de santé, ce qui n’est pas forcément une caractéristique souhaitable pour un indice de prix.

Au passage, il convient de souligner que certaines aides sociales versées aux ménages, comme l’aide personnalisée au logement (APL) ou le chèque énergie, alors même qu’elles sont attachées au financement d’une dépense particulière de nature marchande (loyer, chauffage), ne sont pas déduites de l’IPCH. Leur traitement n’est donc pas cohérent avec celui retenu sur la santé ; une variation à la baisse de l’APL, qui se traduit par un surcroît de montant à payer par le locataire, n’a pas d’impact à la hausse sur l’IPCH, contrairement à une baisse du taux de prise en charge de la consultation d’un médecin généraliste de ville.

… et ceux de l’IPC

L’IPC n’a pas l’avantage de l’IPCH pour des comparaisons internationales. En revanche, il est plus proche du concept de « pouvoir d’achat » de la monnaie, au sens d’un volume de biens ou de services pouvant être consommés avec une quantité donnée de monnaie. En effet, il suit l’évolution des prix d’acquisition avant remboursement des biens et services marchands consommés par les ménages et faisant l’objet d’une transaction monétaire. Même lorsqu’ils sont subventionnés, les prix couverts par l’IPC sont économiquement significatifs, contrairement aux paiements partiels de services non marchands suivis par l’IPCH (par exemple : reste à payer pour un patient soigné à l’hôpital public), c’est-à-dire traduisent ce que l’on attend d’une mesure de l’évolution des prix sur le champ de la consommation marchande : l’influence notamment des coûts de production, des conditions de l’offre et de la demande, y compris le cas échéant de l’intervention publique pour les prix réglementés.

S’agissant des biens et services marchands faisant l’objet de remboursements publics, l’IPC suit leur prix d’acquisition avant tout remboursement éventuel, c’est-à-dire indépendamment de leur mode de financement (par les ménages directement et/ou par la puissance publique). Ainsi, par construction, il ne varie pas en cas de changement de taux de remboursement. En effet, suivant cette logique, un déremboursement de médicament est implicitement considéré non comme une hausse de prix, mais comme une baisse de revenu pour l’acheteur, car la prise en charge publique initiale s’apparentait à un complément de revenu pour assumer la dépense, complément qui disparaît en cas de déremboursement (au sens des comptes nationaux, ce remboursement intègre le périmètre de ce l’on dénomme le « revenu disponible ajusté » du ménage, plus large que son seul revenu disponible). Cette baisse de revenu, si elle n’est pas compensée par une baisse équivalente de prélèvements obligatoires, se traduit bien in fine par une baisse de pouvoir d’achat, mais via un effet revenu. En comptabilité nationale, la consommation effective du ménage, correspondant à l’achat de la boite de médicaments, est inchangée, mais le déremboursement a un effet à la hausse sur le volume (et non sur le prix) de la dépense de consommation du ménage, c’est-à-dire de la part de cette consommation effective qui reste à sa charge, et concomitamment un effet à la baisse sur le volume de la dépense de consommation individualisable des administrations, c’est-à-dire la part de cette consommation effective prise en charge par les pouvoirs publics.

Quel indice de prix utiliser ?

Pour déflater des séries de salaires et calculer des évolutions corrigées de l’inflation, l’Insee utilise usuellement l’IPC. C’est le cas également pour les séries de niveau de vie issues de l’enquête revenus fiscaux et sociaux, qui permettent de décrire la distribution des revenus avant et après prélèvements et prestations sociales rapportés au nombre d’unités de consommation du ménage, et leur évolution. Dans ce cadre, l’IPC a l’avantage d’être la mesure la plus pertinente possible de la valeur de la monnaie, indispensable pour construire des séries en euros constants.

L’IPCH constitue également une mesure de référence de l’évolution des prix, mais il est moins directement adapté lorsqu’il s’agit de raisonner en euros constants. En revanche, l’IPCH livre un résultat plus proche du ressenti, ce qui peut expliquer que son contour ait été retenu par la Banque centrale européenne, soucieuse de la façon dont se déroulent les négociations salariales entre employeurs et employés jouant sur la boucle prix-salaires. Parce qu’il est harmonisé, l’IPCH est évidemment le meilleur indicateur pour les comparaisons internationales : l’analyse de l’inflation dans la zone euro dans les notes de conjoncture de l’Insee l’utilise.

L’IPC et l’IPCH ne sont pas les seuls indicateurs de prix. L’Insee privilégie le cadre cohérent de la comptabilité nationale pour le calcul du pouvoir d’achat du revenu disponible brut (total ou par unité de consommation) : c’est alors le déflateur de la consommation des ménages de la comptabilité nationale qui est utilisé. Ce déflateur est plus proche conceptuellement de l’IPC que de l’IPCH sur certains aspects, la mesure des prix bruts notamment, mais il s’en écarte sur d’autres : il porte sur un champ plus large, qui n’est pas restreint aux seuls biens et services marchands faisant l’objet d’une transaction monétaire, et par ailleurs les biens et services sont pondérés selon les montants dépensés par les ménages. Il est aussi utilisé pour mesurer l’évolution en termes réels du salaire moyen par tête et sa prévision dans la note de conjoncture.

Les indices de prix sont également utilisés pour des indexations visant à tenir compte de l’évolution des prix. C’est en particulier le cas du Smic, revalorisé en fonction de l’IPC hors tabac pour les ménages du premier quintile de la distribution des revenus, mais aussi des pensions ou des minima sociaux dont les revalorisations sont basées sur l’IPC hors tabac. L’indice de référence des loyers, qui fixe la revalorisation maximale annuelle à la date anniversaire du bail, est calculé à partir de l’IPC hors loyers et hors tabac. Les barèmes d’imposition sont aussi généralement actualisés en fonction d’indices de prix.

Conclusion

Au final, même s’il n’est pas harmonisé au niveau européen, l’IPC demeure utile à l’analyse économique, en particulier au regard des concepts de la comptabilité nationale et de la question de la mesure de la valeur de la monnaie. Pour autant, il est légitime qu’il puisse faire l’objet de discussions. L’IPCH est nécessaire pour les comparaisons européennes et d’autres mesures sont possibles, comme en témoigne la diversité des indices de prix nationaux européens. En particulier, le choix de s’attacher à la mesure des prix bruts ou des prix nets n’est pas neutre, car il a des conséquences dans l’économie réelle en cas d’indexation des salaires et des prestations, et il influe également sur les effets à attendre de certaines décisions de politique publique, en particulier en cas de modification de prise en charge de dépenses de consommation via un financement socialisé. Il reste que l’utilisation de tel ou tel indice calculé par l’Insee à des fins de politiques publiques relève du législateur ; l’Insee n’a pas à se prononcer sur ses choix, mais à fournir l’information statistique attendue. C’est d’ailleurs ce qui a également conduit de nombreux pays européens à maintenir, comme en France, la publication de leur indice des prix à la consommation national.

Durant les deux dernières décennies, l’Insee a porté son effort sur la publication d’indicateurs et d’outils complémentaires à l’IPC. Pour mieux appréhender l’inflation supportée par les ménages en distinguant les catégories de ménages, des indices repondérés selon le niveau de vie, l‘âge, la profession et catégorie socioprofessionnelle, la composition familiale, le statut d’occupation sont diffusés. L’Insee met également à disposition un outil qui permet à chacun de simuler un indice en choisissant sa propre pondération. Il existe également des indices sur le champ de la grande distribution , ainsi qu’un IPC intégrant la consommation de service de logement des propriétaires occupants.

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