Plus de décès que de naissances en 2025 : la France entre dans une nouvelle ère
Comme tous les ans, le bilan démographique 2025 dresse un panorama des évolutions du nombre d’habitants résidant en France, ainsi que de la fécondité et de la mortalité de l’année qui vient de s’écouler. Au 1er janvier 2026, la France compte 69,1 millions d’habitants, soit 0,25 % de plus qu’un an auparavant. Depuis 2018, la croissance de la population est principalement portée par le solde migratoire ; en 2025, elle l’est exclusivement, car le solde naturel devient négatif (‑6 000), pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.
En effet, d’une part, 645 000 bébés sont nés en France en 2025, ce qui représente une baisse de près d’un quart depuis 2010. D’autre part, le nombre de décès augmente, avec l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom ; en 2025, 651 000 personnes sont décédées, soit une hausse de 18 % par rapport à 2010. Cependant, la France se distingue toujours de ses voisins européens par une fécondité comparativement élevée, au 2e rang de l’Union européenne en 2024 derrière la Bulgarie.
L’espérance de vie n’a jamais été aussi élevée. Compte tenu des gains d’espérance de vie et du vieillissement des générations du baby-boom, la part des seniors de 65 ans ou plus est, en 2026, quasiment la même que celle des jeunes de moins de 20 ans.
À l’échelle des territoires, la prise en compte des migrations entre territoires français et avec l’étranger vient renforcer ou atténuer les constats. Ainsi, dans les départements les plus attractifs, la population croît fortement malgré un déficit naturel.
Comme chaque année en janvier, l’Insee a publié le 13 janvier 2026 le bilan démographique de la France pour l’année écoulée [Thélot, 2026]. Celui-ci dresse un panorama des évolutions du nombre d’habitants résidant en France, ainsi que de la fécondité et de la mortalité de l’année qui vient de s’écouler. Ce billet de blog revient sur les principaux résultats et enseignements de ce bilan démographique 2025, propose un décryptage des constats statistiques et complète l’analyse en termes de disparités territoriales et de comparaison avec les autres pays européens.
Plus de décès que de bébés en 2025, une première depuis 80 ans
Au 1er janvier 2026, 69,1 millions de personnes . L’évolution de la population en 2025 marque un tournant sur le plan démographique : pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la croissance de la population (+0,25 % sur un an) est exclusivement portée par le , soit l’écart entre les entrées sur le territoire et les sorties. Ces entrées et ces sorties concernent aussi bien des personnes immigrées que des personnes non immigrées. Quant au solde naturel, qui est l’écart entre le nombre de naissances et celui des décès, il devient négatif en 2025 : ‑6 000 (figure 1). Un solde naturel négatif avait déjà été observé lors des deux Guerres mondiales et certaines années avant 1939 (par exemple en 1929).
L’inversion du signe du solde naturel n’est en elle-même pas une surprise pour les démographes, qui se posaient la question du « quand » plutôt que la question du « si ». Les projections de population de l’Insee en 2021 avaient d’ailleurs prévu cette bascule, mais à une date plus lointaine [Algava et Blanpain, 2021].
En effet, le solde naturel diminue régulièrement depuis 2007. Cependant, ce qui frappe, c’est la vitesse à laquelle il s’est réduit sur la période récente : en 2019, il était encore de +140 000. La baisse s’est poursuivie ensuite, sous l’effet combiné d’une chute des naissances et d’une hausse des décès. En 2025, 645 000 bébés sont nés en France, soit environ 190 000 de moins qu’en 2010, dernier point haut des naissances. Parallèlement, 651 000 personnes sont décédées, soit près de 100 000 de plus qu’en 2010.
Compte tenu des hypothèses centrales retenues par l’Insee dans le cadre des nouvelles projections de population qui seront publiées en juin 2026 [Tavan, 2026], la baisse du solde naturel risque de se poursuivre.
Figure 1 – Naissances, décès et solde naturel en France depuis 1946

Champ : France métropolitaine jusqu’à 1956, France hors Mayotte de 1957 à 2013, France à partir de 2014.
Source : Insee, statistiques et estimations d’état civil.
Pourquoi y a-t-il de moins en moins de bébés ?
Si le nombre de bébés baisse en France, c’est tout simplement parce que les gens ont moins d’enfants ! En effet, les naissances sont liées à deux facteurs : le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants et leur fécondité, c’est-à-dire les enfants qu’elles ont. Or, depuis 2016, le nombre de femmes en âge d’avoir des enfants ne diminue pas ; la baisse du nombre de naissances s’explique donc uniquement par le recul de la fécondité. Cela se traduit par le recul depuis 2010 de l’indicateur conjoncturel de fécondité (ICF), qui est le nombre d’enfants qu’aurait une femme tout au long de sa vie dans les conditions de fécondité de l’année. Il s’établit à 1,56 enfant par femme en 2025, contre 2,03 en 2010 ; au plus haut du baby boom, il était à plus de 3 enfants par femme. Il faut remonter à la fin de la Première Guerre mondiale pour retrouver un ICF aussi bas qu’en 2025.
Ce recul de la fécondité est-il lié à une baisse du souhait d’avoir des enfants, à une hausse de l’, aux deux ? Les données de l’état civil ne permettent évidemment pas de répondre à cette question, les informations y figurant étant sommaires. Cependant, d’autres études, réalisées à partir d’enquêtes, indiquent que le souhait d’enfants est clairement en recul. Quelles en sont les raisons ? Ces études donnent des pistes. Il semble ainsi que, entre autres, le contexte socio-économique, politique ou environnemental ait un impact : une étude récente de l’Institut national d’études démographiques (Ined) indique par exemple que les personnes inquiètes face au changement climatique souhaitent avoir moins d’enfants que les autres [Bouchet-Valat M., Toulemon L., 2025]. Une conception égalitaire des rôles de genre est également associée à de moindres intentions de fécondité ; une étude du haut conseil de la famille, de l’enfance et de l’âge indique par exemple que les femmes souhaiteraient être plus aidées en terme organisationnel (modes de garde) ou de modulation de temps de travail, que financièrement [HCFEA, 2025].
Enfin, dans la mesure où la période féconde est bornée, le décalage de l’âge à la maternité peut avoir une incidence sur le nombre d’enfants obtenus : après un certain âge, la fertilité diminue. En 2025, les femmes ont un enfant en moyenne à 31,2 ans (tous rangs de naissance confondus) ; en 2010, c’était à 29,9 ans.
Et les hommes dans tout ça ?
Les publications parlent souvent de la fécondité des femmes. Cependant, l’Insee publie également dans son bilan démographique des indicateurs sur la fécondité des hommes, même s’ils sont moins mis en avant. En l’occurrence, l’ICF des hommes s’établit au même niveau que celui des femmes, soit 1,56 enfant par homme en 2025, contre 2,03 en 2010 : il s’établit ainsi à son plus bas niveau depuis la Première Guerre mondiale. Depuis le milieu des années 1960, l’ICF des hommes est très similaire à celui des femmes. Il a pu être différent dans le passé : l’ICF des hommes était par exemple nettement supérieur à celui des femmes juste après la Première Guerre mondiale, car les naissances étaient réparties sur moins d’hommes, nombre d’entre eux étant morts sur le champ de bataille ; inversement, au début des années 1960, l’ICF des hommes était inférieur à celui des femmes, en lien avec l’arrivée d’immigrés, majoritairement masculins.
Les hommes sont en moyenne 3 ans plus âgés à la naissance de leurs enfants que les femmes, un écart stable depuis le début des années 1970 : 34,1 ans en 2025, contre 31,2 ans pour les femmes. C’est la conséquence du fait que dans les couples de sexe différent, l’homme est en général plus âgé que la femme. Cet âge à la naissance de l’enfant recule également pour les hommes, dans les mêmes proportions que pour les femmes.
Par ailleurs, 251 000 couples se sont mariés en 2025, dont 7 000 entre personnes de même sexe [El Atifi, 2026]. Le nombre de mariages augmente de 2,1 % en moyenne par an entre 2023 et 2025, alors que la tendance était plutôt à la baisse avant la crise sanitaire. Cette hausse du nombre de mariages fait suite à des années perturbées par la pandémie. Mais elle ne se traduira pas forcément par plus de bébés, car 60 % des naissances sont hors mariage en 2024.
La hausse des décès est inéluctable, mais de bonnes nouvelles sur l’espérance de vie
Côté décès, une grippe particulièrement meurtrière, une canicule, ou, bien sûr, une épidémie comme celle du Covid-19, peuvent influer sur leur nombre. Mais indépendamment de ces événements, généralement ponctuels, les décès augmentent de façon structurelle depuis les années 2000, avec l’arrivée à des âges de forte mortalité des générations nombreuses du baby-boom, nées entre 1946 et 1974.
Par ailleurs, l’espérance de vie [Insee, 2026b ; Robert-Bobée et Tavan, 2025] augmente tendanciellement depuis la fin du 19e siècle. Ainsi, une femme qui naît en 2025 peut espérer vivre 85,9 ans (dans les conditions de mortalité de 2025) et un homme 80,3 ans. En 1946, cette espérance de vie à la naissance s’établissait à 65 ans pour les femmes et à 60 ans à peine pour les hommes ! Depuis que l’Insee mesure l’espérance de vie, les femmes ont toujours vécu plus longtemps que les hommes. L’écart était de plus de 5 ans en 1946 et de plus de 8 ans en 1995 ; il se réduit depuis, notamment avec la convergence des modes de vie entre les hommes et les femmes, et atteint 5,6 ans en 2025.
L’espérance de vie augmente pour tous les âges, mais à un rythme différent selon les âges. Au cours du 20e siècle, l’espérance de vie à la naissance a fortement augmenté ; c’est d’abord lié à la baisse considérable du taux de mortalité infantile, qui est le rapport entre le nombre d’enfants décédés avant l’âge d’un an et le nombre de naissances. Il s’élève en 2025 à 4,0 décès pour 1 000 naissances vivantes (soit 2 550 décès).
Au début du 20e siècle, le taux de mortalité infantile s’élevait à 140 ‰ en moyenne, soit près de 140 000 décès d’enfants de moins d’un an par an (pour 900 000 naissances par an) ! Cette réduction est la conséquence notamment du développement de la vaccination, de la généralisation des antibiotiques et de la mise en place des premières politiques de protection de la petite enfance. Ces progrès sont visibles tout au long du 20e siècle : entre 1947 et 1997, la baisse de la mortalité infantile explique un tiers des gains d’espérance de vie à la naissance [Papon, 2019], même si la mortalité recule à tous les âges de la vie. Depuis, c’est la baisse de la mortalité après 70 ans qui tire pour l’essentiel les gains d’espérance de vie, grâce aux progrès médicaux, notamment dans le traitement des maladies cardio-vasculaires et des cancers.
Une pyramide des âges qui ne ressemble plus tellement à une pyramide
Le bilan démographique de l’Insee fournit également les pyramides des âges par année ; dans le bilan de 2025, la dernière disponible est celle au 1er janvier 2026 (figure 2). Une pyramide des âges est le reflet de toutes les évolutions démographiques du passé.
Cette pyramide, qui ne ressemble d’ailleurs plus tellement à une pyramide, illustre le fait que le nombre de seniors augmente en France. Ce phénomène de vieillissement s’accélère depuis le début des années 2010. Il résulte de l’augmentation de l’espérance de vie et s’accentue avec le vieillissement des générations du baby-boom. Parallèlement, le nombre de jeunes diminue sur la période récente, avec la baisse des naissances. Ainsi, au 1er janvier 2026, 22,2 % des habitants sont âgés de 65 ans ou plus, soit presque autant que la part des moins de 20 ans (22,5 %). En 2006, il y avait 16 % de personnes de 65 ans ou plus et 25 % de personnes de moins de 20 ans. Concrètement, au 1er janvier 2026, cela représente 15,5 millions de jeunes de moins de 20 ans, et 15,3 millions de seniors de 65 ans ou plus.
Figure 2 – Pyramide des âges aux 1ers janvier 2026, 2016 et 2006

Champ : France en 2016 et 2026 ; France hors Mayotte en 2006.
Source : Insee, recensements et estimations de population.
Des disparités selon les territoires
Si la croissance démographique ralentit au niveau national, ce résultat masque des disparités territoriales. Ainsi, sur la période 2023-2026, les décès sont désormais plus nombreux que les naissances dans la plupart des départements, mais 18 départements de l’Hexagone (dont les 8 départements franciliens), ainsi que La Guyane, La Réunion et Mayotte en Outre-mer, bénéficient encore d’un excédent naturel (figure 3). Celui-ci porte leur croissance démographique, sauf à Paris et dans l’Oise où l’excédent naturel ne suffit pas à compenser le déficit migratoire apparent (plus de départs que d’arrivées sur le territoire), conduisant ainsi à une baisse de la population.
La prise en compte des migrations entre territoires français et avec l’étranger vient ainsi renforcer ou atténuer les constats. Dans les départements les plus attractifs, la population croît fortement malgré un déficit naturel. C’est le cas dans de nombreux territoires de la moitié sud de l’Hexagone : Corse-du-Sud, Landes, Hérault, Var, Alpes-Maritimes, Pyrénées-Atlantiques, Pyrénées orientales… Au-delà de la contribution « directe » du solde migratoire apparent à l’évolution de la population, le fait d’attirer des populations jeunes ou en âge de fonder une famille joue sur les deux composantes du solde naturel (naissances et décès). Ainsi, parmi les départements où les augmentations de la population sont les plus élevées, se trouvent ceux bénéficiant à la fois d’un excédent migratoire et d’un excédent naturel. Il s’agit par exemple de la Haute-Garonne, de la Haute-Savoie ou encore de l’Ain.
Figure 3 – Carte des dynamiques démographiques par département entre le 1er janvier 2023 et le 1er janvier 2026

Note : Estimation de la population au 1ᵉʳ janvier 2026 – Séries par région, département, sexe et âge de 1975 à 2026.
Source : Insee – Estimations de population (résultats provisoires arrêtés fin 2025).
La France : une exception européenne ?
En 2025, la France rejoint le club pas si fermé des pays de l’Union européenne à 27 pays à avoir un solde naturel négatif. Cependant, la France se distingue toujours de ses voisins européens par une fécondité relativement élevée, du moins par rapport aux autres pays : les dernières données de comparaison européenne relatives à l’ICF datent de 2024, où la France se situe en deuxième position des pays avec l’ICF le plus élevé (1,61 enfant par femme en 2024, contre 1,34 en moyenne dans l’UE, figure 4). Depuis 2023, elle a cependant perdu la première place du podium qu’elle détenait depuis 2012, au profit de la Bulgarie (1,72 enfant par femme en 2024).
Forte de cette fécondité comparativement élevée, en 2024, le solde naturel était encore positif en France comme dans seulement 6 autres pays de l’UE (Irlande, Chypre, Luxembourg, Suède, Malte, Danemark) ; en 2014 c’était le cas de 16 pays de l’UE. Dans l’UE, le solde naturel est négatif depuis 2012 ; en Allemagne par exemple, il est même négatif depuis 2011.
Côté espérance de vie, la France se situe structurellement avec une espérance de vie à la naissance des femmes parmi les plus élevées des pays de l’UE et autour de la 10ᵉ place pour les hommes.
Enfin, la part des personnes âgées de 65 ans ou plus en France se situe dans la moyenne européenne ; celle des jeunes se situe au-dessus de la moyenne européenne, grâce à la relativement forte fécondité en France. C’est en Italie que la part des 65 ans ou plus est la plus élevée de l’UE (24 %) et que la part de jeunes est la plus faible (12 %).
Figure 4 – Indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) dans l’Union européenne en 2014 et 2024

Lecture : en 2024 en France, l’’Indicateur conjoncturel de fécondité des femmes s’établit à 1,61 enfant par femme, contre 2,00 en 2014.
Champ : Union européenne à 27 pays.
Source : Eurostat (mise à jour par Eurostat le 05/04/2026) ; sauf pour la France : Insee, recensements et estimations de population, statistiques et estimations de l’état civil.
Pour en savoir plus
- El Atifi S., 2026, « En 2024, 3 % des mariages ont été conclus entre personnes de même sexe », Insee Focus n° 381, avril
- Tavan C., 2026, « Actualisation des projections de la population en France à l’horizon 2070 : quelles hypothèses retenir ? », Le blog de l’Insee, avril
- Thélot H., 2026, « Bilan démographique 2025 – En 2025, le solde naturel en France est négatif pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale », Insee Première n° 2087, janvier
- Insee, 2026a, Estimation de la population au 1er janvier 2026 par région, département, sexe et âge, de 1975 à 2026, chiffres clés
- Insee, 2026b, Les espérances de vie, Outil interactif
- Thélot H., 2025, « Les décès en 2024 – Des décès en légère hausse », Insee Focus n° 364, octobre
- Bouchet-Valat M., Toulemon L., 2025, « Les Français·es veulent moins d’enfants », Population et sociétés n° 635, juillet-août
- HCFEA, 2025, « Le regard et les projections des jeunes adultes sur la parentalité. Enseignements de l’enquête nationale du Conseil de la famille », Note de synthèse, juillet
- Thélot H., 2025, « Les naissances en 2024 – Des naissances toujours en nette baisse », Insee Focus n° 357, juillet
- Pointet J., 2025, « Un premier enfant à 29,1 ans en 2023 : un âge qui continue d’augmenter », Insee Focus n°356, juillet
- Blanpain N., 2025, « Un enfant sur 250 meurt avant l’âge d’un an en France », Insee Première n° 2048, avril
- Robert-Bobée I., Tavan C., 2025, « L’espérance de vie, un calcul certes fictif, mais très utile », Le blog de l’Insee, janvier
- Cazaubiel A., El Guendouz A., 2022, « D’ici 2070, un tiers des régions perdraient des habitants » Insee Première n° 1930, novembre
- Alagava E., Blanpain N., 2021, « 68,1 millions d’habitants en 2070 : une population un peu plus nombreuse qu’en 2021, mais plus âgée », Insee Première n° 1881, novembre
- Athari E., Papon S., Robert-Bobée I., 2019, « Quarante ans d’évolution de la démographie française : le vieillissement de la population s’accélère avec l’avancée en âge des baby-boomers », in France portrait social, novembre
- Papon S., 2019, « Les gains d’espérance de vie se concentrent désormais aux âges élevés », Insee Focus n° 157, juin
- Vallin J., Meslé F., 2001, « Tables de mortalité françaises pour les XIXe et XXe siècles et projections pour le XXIe siècle », Données statistiques de l’Ined
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