Partir vivre à la campagne… Mais au fait, c’est où la campagne ?

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Alain Bayet, David Lévy, Insee

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Fin 2020, l’Insee a proposé une nouvelle définition du rural, qui rompt avec l’approche précédente centrée en premier lieu sur la ville. Cette nouvelle définition s’appuie sur une « grille de densité » qui tient compte du nombre d’habitants et de la concentration de ces habitants dans l’espace communal. Les communes peu denses et très peu denses au sens de cette grille sont dites rurales : en 2017, un tiers de la population vit dans une commune rurale en France, une proportion dans la médiane des pays européens. Les communes rurales se distinguent selon qu’elles sont ou non sous l’influence d’un pôle d’emploi. Dans le rural sous influence, dit péri-urbain, la population a crû fortement depuis plusieurs décennies et cette croissance s’est poursuivie ces dernières années : + 9 % entre 2007 et 2017.[LIRE L'ARTICLE]

Le taux de pauvreté serait stable en 2020 : ce que dit cette première estimation et ce qu’elle ne dit pas

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Jean-Luc Tavernier – Directeur général de l’Insee

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L’Insee vient de faire paraître sa première estimation du taux de pauvreté pour 2020 : 14,6 % des personnes seraient en dessous du seuil de pauvreté en France. Ce taux est stable par rapport à 2019. Cette stabilité peut étonner si l’on se réfère au « million de pauvres supplémentaire » dont la presse s’est fait l’écho depuis un an.

Pour son estimation, l’Insee utilise depuis quelques années une méthode de microsimulation. Cette méthode présente certaines fragilités, accentuées par le caractère inédit de la crise. Néanmoins, les travaux complémentaires menés par l’Insee sur les données de La Banque postale et sur le recours à l’aide alimentaire conduisent à conclure que la pauvreté s’est sans doute intensifiée mais n’a pas explosé.[LIRE L'ARTICLE]

L’arithmétique de la crise : bien comprendre les chiffres de croissance en temps de Covid-19

Temps de lecture : 6 minutes
Julien Pouget, Insee

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Entre le printemps 2020 et l’été 2021, la crise du Covid-19 a entraîné de manière totalement exogène des mouvements économiques très soudains et d’une ampleur inouïe. Pour rendre compte au mieux de cette situation inédite, l’Insee a dû rapidement adapter ses méthodes de suivi conjoncturel. En particulier, et notamment au cours des confinements, c’est l’estimation du niveau « instantané » de l’activité qui a été privilégiée, davantage que ses évolutions au trimestre le trimestre. Au moment où le PIB français revient peu ou prou à son niveau d’avant-crise, ce billet donne quelques clés pour bien interpréter les chiffres phares dont la publication ponctue l’analyse conjoncturelle.

Au début de la crise : estimer le niveau « instantané » de l’activité économique

Quand, en temps normal, les taux de croissance trimestriels puis annuels suffisent à résumer les évolutions conjoncturelles de l’activité, la soudaineté et l’ampleur de la crise ont conduit en 2020 l’Insee à resserrer la fréquence de ses analyses en les centrant sur l’estimation en temps quasi-réel du niveau « instantané » du PIB.… [LIRE L'ARTICLE]